France
Étape 4: Toulouse à La Roque-Gagéac
Toulouse
Notre périple nous conduit à Toulouse, surnommée la « ville rose », en raison de l'abondance de la brique d'argile, le seul matériau que fournissent les plaines de la région.
Quatrième plus grande ville de France, c'est la capitale de l'aéronautique européenne avec ses Airbus.
Elle est séduisante par le charme de ses vieilles rues et par ses immeubles somptueux.
Elle est aussi très animée en raison de la deuxième ville étudiante de France.
En plus, le fleuve la Garonne qui prend sa source en Espagne, coule en son centre, ce qui lui donne un tempérament de ville du sud.
Nous découvrons la remarquable rue du Taur, axe piétonnier principal, qui relie la basilique Saint-Sernin et l'immense Place du Capitole. Cette rue évoque le martyr de ce saint qui, au IIIe siècle refusant de renier sa foi, fut traîné par un taureau et expira sur la place actuelle du Capitole.
Cette place est maintenant le lieu privilégié de toutes les manifestations populaires et de son immense marché public.
À cet endroit, se trouve l'hôtel de ville.
Il faut porter attention à la façade du Capitole, lieu de l'hôtel de ville, qui est très majestueuse avec l'alternance de colonnes ioniques de marbre rose et de pierre.
À proximité, la cathédrale Saint-Étienne a comme caractéristique spéciale la juxtaposition de deux styles, romain et gothique. Construite en plusieurs phases, l'intérieur nous permet de constater deux nefs complètement différentes, celle de l'église primitive qui devait être démolie et celle de la cathédrale actuelle. Il faut voir la porte de la sacristie qui arbore une serrure très ancienne.
À proximité, les deux parcs, Place Wilson et Place Saint-Georges, invitent les gens à la flânerie et à la détente.
De la Place du Capitole, à l'opposé de la rue du Taur, la rue piétonne Saint-Rome conserve de très belles maisons anciennes.
Quant à la basilique Saint-Sernin, elle fut commencée en l'an 1080 et terminée au milieu du XIVe siècle. C'est la plus vaste et la plus célèbre basilique romane d'Occident.
À remarquer son clocher octogonal à cinq étages dont trois furent construits au XIIe siècle, les deux autres au XIVe siècle et la flèche au XVe siècle.
Une marche le long de la Garonne nous fait voir les différents ponts dont le Pont-Neuf qui est le plus ancien, ayant été inauguré en 1632.
Notre parcours nous fait découvrir le Cours Dillon, très beau parc étalé le long de la Garonne et situé près du Pont-Neuf.
Le couvent des Jacobins ne passe pas inaperçu avec ses deux nefs, son cloître et toutes ses histoires de pèlerins....
Fondé au XIIIe siècle par l'ordre des Frères Prêcheurs, ce monastère abrite les reliques de Saint-Thomas d'Aquin. Elles sont contenues dans une châsse située dans l'autel.
Il faut absolument porter attention à sa magnifique voûte à nervures et à son somptueux pilier, surnommé "Le Palmier".
En périphérie de Toulouse, le Canal du Midi, fut construit au cours du XVIIe siècle, avec un souci de l'esthétique et de la mise en valeur des paysages. Il est l'oeuvre magistrale de l'ingénieur Pierre-Paul Riquet. Il relie l'océan Atlantique à la mer Méditerranée, soit une distance de 240 kilomètres, agrémenté de 65 écluses. Il porte aussi le nom de « Canal des deux Mers. »
Albi
Albi avec ses maisons en briques rouges est le berceau de l'épopée cathare. Elle abrite la fameuse cathédrale-forteresse Sainte-Cécile, un des fleurons de l'art gothique ainsi que le Palais de la Berbie.
Ce lieu sacré dont la construction en briques rouges a duré deux siècles, de 1282 à 1480, domine le centre historique d'Albi en plus d'offrir une vue splendide du vieux pont.
Sa somptueuse décoration intérieure tout en dentelle est marquée de riches peintures et fresques, ornant tous les murs et le toit! Sans oublier ses 178 statues et son jubé aux motifs ciselés dans le calcaire... C'est d'une beauté saisissante... Quant à l'orgue incrustée dans la voûte, elle prend toute sa place avec ses 3500 tuyaux.
Cette cathédrale renferme en outre le Jugement Dernier, le plus grand du Moyen âge.
Quant au Palais de la Berbie, situé près de la cathédrale, il s'agit d'un ancien palais épiscopal, construit en 1265. Son nom découle de l'occitan Bisbia qui signifie évêché.
Aujourd'hui, on expose depuis 1922 plus de 1 000 oeuvres, tableaux, lithographies, dessins et affiches réalisés par le réputé peintre "Toulouse Lautrec" né à Albi. Ces oeuvres retracent les grands moments de la carrière artistique du peintre. On peut mieux comprendre ses chefs-d'oeuvre en louant un audio-guide.
Il est aussi intéressant de marcher sur les remparts de ce musée afin d'admirer le jardin intérieur.
Nous allons prendre possession de notre nouvelle maison à Cénac, dans le Périgord, situé dans la région de l'Aquitaine.
Domme
Castelnaud
Beynac
La Roque-Gagéac
Quelques mots sur le Périgord où se trouvent les terroirs les plus riches du pays et aussi un fabuleux patrimoine historique, tel que la grotte de Lascaux.
Foies gras d'oies et de canards, truffes précieuses, huile de noix et champignons parfumés sont la fierté des Périgourdins.
Notre première visite est Domme, jolie commune nichée sur un promontoire à 150 mètres au-dessus de la Dordogne où il fait bon flâner dans les ruelles fleuries.
La promenade des falaises nous offre un décor époustouflant de la plaine verdoyante avec ses champs quadrillés de maïs, tabac, céréales et tissés comme une courtepointe.
On voit aussi sillonner la Dordogne, l'une des plus belles rivières et la plus longue de France, au milieu de vastes vallées. Cette dernière prend sa source dans le Massif Central et coule jusqu'à l'océan atlantique. On trouve 557 communes dans la vallée de la Dordogne. Sur ses magnifiques berges, de petites communes furent érigées depuis fort longtemps, abritant de superbes forteresses et de somptueux manoirs.
Et si vous voulez une belle terrasse afin d'admirer la plaine tout en prenant un délicieux repas, allez au restaurant Le Belvédère, situé sur Place de l'Esplanade.
Quant à Domme, avec ses ruelles tortueuses et ses nombreuses maisons anciennes, construites en pierres, il accueille chaque année des milliers de touristes.
Tout est splendide dans ce petit village d'à peine mille habitants qu'on a surnommé « l'acropole du Périgord ». Un petit bijou, quoi...
La commune de Castelnaud abrite le château du même nom, forteresse médiévale du XIIe siècle.
Il faut prendre le temps de visiter son musée de la guerre au Moyen Âge avec ses armes authentiques dont certaines sont en état de fonctionnement.
On dit que c'est le château le plus visité du sud-ouest de la France.
À proximité de Castelnaud, deux autres communes méritent absolument le détour.
D'abord, Beynac-et-Cazénac qui est étagé entre la falaise et la Dordogne, avec ses très vieilles ruelles escarpées serpentant doucement à travers des murs de pierres blondes.
Dressé sur un rocher, le château de Beynac, érigé en l'an 1115, surplombe le village et la Dordogne. Du haut, nous avons une vue superbe sur la vallée.
Et puis, une autre commune absolument splendide, La Roque Gageac adossée à une falaise et surplombant la Dordogne où seulement sa rue principale peut être empruntée par les autos.
Cette commune se caractérise par ses maisons couleur ocre, son château, son manoir et son jardin exotique.
Pour la visiter, l'idéal est de se garer en bas dans le stationnement, avant d'arpenter les ruelles de ce petit village dont les maisons sont recouvertes de vignes ou de glycines et où l'ambiance est calme.
Fondée en l'an 849, de cette période demeure l'église. À proximité se dresse, flanqué d'une tour ronde, le manoir de la famille Tarde.
Ses 450 habitants apportent un soin méticuleux à la préservation de leur fabuleux patrimoine architectural. D'ailleurs, cette commune a déjà remporté le prix du plus beau village de France.
Le village jouit d'un micro-climat qui permet aux plantes méditerranéennes et tropicales telles que palmiers, bananiers et lauriers-roses de croître le long des ruelles.
L'endroit est aussi approprié pour admirer des résidences troglodytiques.
Grotte de Lascaux
Eyzies-de-Tayac
Limeuil
La Grotte de Lascaux, située près de Montignac, fut découverte en 1940 par 4 enfants cherchant leur chien "Robot". Ce dernier s'était enfoncé dans une cavité dissimulée par des broussailles. En voulant le suivre, ces jeunes ont mis à jour l'un des plus beaux trésors de l'art préhistorique.
Selon les spécialistes, les peintures de cette grotte existent depuis 17,000 ans avant J.C. Elles ont été conservées intactes, en raison d'une humidité constante, car l'entrée avait été bloquée par un éboulement.
En 1948, elle fut ouverte au public. Toutefois, comme les lieux ont été infectés par des champignons qui commençaient à abîmer les peintures et la chaleur des visiteurs, elle fut refermée en 1963 pour éviter la dégradation de ses fresques.
Par contre, Lascaux II est une réplique presque parfaite de la grotte originale. Il a fallu 10 ans (1973 à 1983) à des experts et artistes pour recréer à l'identique la grotte originale.
Une visite s'impose, étant l'un des plus prestigieux musée de la France. La guide nous donne les informations pertinentes sur son histoire et la signification des desseins incrustés sur les murs, d'une exceptionnelle qualité.
Non loin de la grotte, se trouve le musée, "Espace Cro-Magnon" à Le Thot qui permet de s'initier à l'art préhistorique.
Poursuivant notre route le long de la Vézère, nous arrêtons à Saint-Léon-sur-Vézère, petite commune construite en harmonie avec la rivière et où on visite la petite église, édifiée au XIIe siècle.
Chemin faisant, il faut absolument entrer dans la commune, Les Eyzies-de-Tayac, capitale de la préhistoire, bâtie au confluent de la Vézère et de la Beuve. Ce village est construit à flanc d'une falaise lardée de maisons troglodytiques.
Limeuil est aussi une autre charmante commune située au confluent de la Dordogne et de la Vézère.
Sur la même route, le Cingle de Trémolat que l'on aperçoit au-dessus d'une colline, forme une boucle circulaire dans la vallée de la Dordogne.
Rocamadour
En se dirigeant vers Rocamadour, notre itinéraire nous permet de voir le château de Belcastel, surplombant le confluent de l'Ouysse et de la Dordogne (D43).
Rocamadour, accroché à même le roc, est depuis le IIe siècle un haut lieu de pèlerinage, dédié à la vierge.
Situé au-dessus d'un canyon où coule l'Alzou et surmonté d'un château, ce petit bourg est l'un des sites les plus spectaculaires de France avec ses superbes maisons médiévales accrochées à la falaise.
Il est intéressant de visiter la basilique Saint-Sauveur, édifiée entre les IIe et XIIIe siècle, ainsi que la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour. Elle abrite sous ses voûtes en arc brisé l'humble sculpture de bois de la statuette de la Madone.
Tout en haut de la falaise, le château-fort du XIIIe siècle et, en contrebas, les maisons médiévales, assuraient la défense du sanctuaire.
Les nombreux visiteurs ont le choix de plusieurs boutiques d'artisanat et de souvenirs, mais c'est dispendieux.
Sarlat-la-Canéda
Les Cabanes du Breuil
Il ne faut pas quitter le Périgord sans faire une incursion dans la cité médiévale de Sarlat-la-Canéda, capitale du Périgord noir.
Construite au creux d'un vallon bordé par les rivières Vézère et Dordogne et autour d'une abbaye fondée au IXe siècle, Sarlat est une ville originaire du Moyen-Âge dans un état de conservation exceptionnel.
En déambulant dans ses ruelles et ses murs de pierres blondes, c'est plus de mille ans d'architecture qui se déploient sous le regard admiratif des visiteurs.
Façades médiévales, portails, tourelles et arcades témoignent de la maîtrise des maçons et charpentiers de l'époque.
Pas étonnant qu'elle ait servi de décor pour de multiples productions cinématographiques!
À l'office de tourisme, on nous remet une carte de la cité ainsi qu'un tracé, identifiant les principaux endroits à visiter.
Parmi ces lieux, nous retenons particulièrement:
la Cathédrale Saint-Sacerdos, construite au XIIe siècle.
la maison de La Boétie, construite au XVe siècle. C'est là que naquit Étienne de La Boétie, grand écrivain du XVIe siècle. Ce bâtiment est un des plus beaux de la ville. Il est orné d'élégantes fenêtres et d'un toit de lauzes.
la Lanterne des Morts, édifiée au XIIe siècle ainsi que la Tour Cylindrique. Elle commémore le souvenir d'un miracle que Saint Bernard aurait accomplit en 1147.
Sarlat est aussi célèbre pour son marché public, installé à la Place de la Liberté et bordé de maisons du XVIe au XVIIIe siècle.
En périphérie de cette cité, nous nous
dirigeons vers Les Cabanes du Breuil où nous visitons des Bories.
Le mot «Bories» vient du mot latin «boaria» signifiant une cahute.
Ce sont des cabanes construites uniquement en pierres plates "lauses" et de forme cylindrique. La plupart de ces bories n'avaient pas de porte de bois pour parer l'entrée.
Ces constructions préhistoriques, découvertes en 1442, ont servi autrefois d'habitat traditionnel à l'homme, de bergerie, de pigeonnier et de remise à outils. Elles sont ainsi devenues une véritable curiosité de la région.
Bergérac
Aujourd'hui, nous parcourons la verdoyante vallée de la Dordogne où l'on cultive la vigne depuis 2000 ans.
Selon nous, c'est le plus beau parcours que nous ayons vu, débutant à Domme jusqu'à Lalinde, sans oublier le charmant petit village de Trémolat, situé dans le cingle de Trémolat.
Nous atteignons finalement Bergérac , la capitale du tabac et situé au bord de la Dordogne.
La renommée de cette ville doit sa célébrité à son auteur Edmond Rostand et son romantique Cyrano de Bergérac.
Le vieux Bergérac, caractérisé par ses belles maisons à colombage, fut construit autour de l'église Saint-Jacques, au style gothique. Elle renferme une belle tapisserie d'Aubusson.
On peut aussi visiter le musée du Tabac, le seul du genre en France. D'ailleurs, la région de Bergérac est reconnue pour être un important producteur de tabac. Non loin, l'ancien cloître des récollets.
Promenade en gabarre
Lors de notre dernière journée dans le Périgord, nous nous payons une promenade en gabarre sur la Dordogne. L'embarquement se fait à La Roque-Gagéac.
Le parcours dure une heure, accompagné d'un guide qui explique les différents sites où nous passons.
Quant à la gabarre, une réplique de celles du XVIIIe et XIXe siècles, il s'agit d'un bateau plat à voile, en bois de chêne, qu'on utilisait autrefois pour transporter le sel et le poisson. Il était spécialement conçu pour naviguer sur la Dordogne.
Cependant, avec l'arrivée du train vers les années 1880, la concurrence du rail ébranla rapidement la vieille batellerie de Dordogne et s'en fut finit des gabarres... Aujourd'hui, les gabarres font découvrir aux visiteurs les plus beaux villages de la France médiévale.